vendredi, décembre 28, 2007

Les bons voeux de Monsieur Glob


Joyeuse et heureuse année 2008 à tous!
Joie et santé dans vos familles!

mercredi, décembre 26, 2007

Difficultés de la prévision économique


En se retournant un peu dans le rétroviseur, on s'aperçoit que prévoir ce qui va se passer l'année suivante est un exercice bien délicat. Voir ici deux avis différents pour l'année 2008.

Pour 2007, toutes les grandes maisons affichaient une grande confiance. Certes les premiers signes d'un ralentissement sur le marché immobilier américain inquiétaient déjà, mais il devait être progressif, modéré et maîtrisé. Un baril au-delà des 60 dollars n'était guère sérieux et l'économie devait continuer à tourner sans interrogation. Le point haut d'un cycle? "Non, cette fois c'est différent, blablabla"!

A la seule évocation de ce début de phrase, la crise de 2007 était annoncée. Les périodes de grandes croissances sans cycle n'existent pas vraiment dans l'histoire économique et la règle des 5 années fastes (2 en phase de redémarrage et 3 en croissance) pour 2 années de crise devrait cette fois-ci encore prévaloir. Voyons si l'avenir me donne raison. Pour le moment, pas encore car la correction sur les marchés actions n'a pas eu lieu et tout ne se passe pas trop mal pour les pays émergents. Voyons en 2008.

jeudi, décembre 20, 2007

Il est né le divin enfant


Il est né le divin enfant,
Jouez hautbois, résonnez musettes !
Il est né le divin enfant,
Chantons tous son avènement !


Depuis plus de quatre mille ans,
Nous le promettaient les prophètes
Depuis plus de quatre mille ans,
Nous attendions cet heureux temps.

Ah ! Qu'il est beau, qu'il est charmant !
Ah ! que ses grâces sont parfaites !
Ah ! Qu'il est beau, qu'il est charmant !
Qu'il est doux ce divin enfant !

Une étable est son logement
Un peu de paille est sa couchette,
Une étable est son logement
Pour un dieu quel abaissement !

Partez, grands rois de l'Orient !
Venez vous unir à nos fêtes
Partez, grands rois de l'Orient !
Venez adorer cet enfant !

Il veut nos cœurs, il les attend :
Il est là pour faire leur conquête
Il veut nos cœurs, il les attend :
Donnons-les lui donc promptement !


mardi, décembre 18, 2007

Transparence des prix immobiliers



Je vous avais promis un post sur le marché immobilier en France (ici). Le principal problème en France est, comme le souligne très justement Joël Bourdin, sénateur de l'Eure (article complet), l’absence d’indices fiables.

Deux indices existent pour l’ancien :

- l’indice FNAIM, qui ne couvre qu’environ 18% des transactions et n’inclut donc pas les transactions réalisées de particulier à particulier ou effectuées par un notaire ou un agent immobilier non affilié à la FNAIM. Et comme cela n’est pas tout, la méthodologie de la FNAIM n'est pas publique, et donc comporte des risques de manipulations importants soit lors de la collecte des données (auprès des agents), soit lors de leurs interprétations. Je n’insinue nullement que ces professionnels ont intérêt à voir les prix ne pas baisser, mais il n’y a qu’un pas…

- l’indice des notaires/INSEE, qui de leurs bons trains de sénateurs, publient les prix pour environ 66% des transactions lorsque tout le monde sait si le marché augmente ou baisse (3 a 6 mois après la guerre).

La solution serait comme en Angleterre de publier :

(1) les montants et nombres de nouveaux crédits accordés, si vous l’avez manqué je vous renvoie à mon post sur le sujet (ici).

(2) les prix constatés par l’équivalent du bureau des hypothèques (3 mois après la signature des transactions). A titre d’exemple, les anglais peuvent connaître le prix de l’immobilier dans leur quartier ou de leur rue trimestre par trimestre. Je vous laisse faire une expérience avec le lien ci-joint. Le code W11 correspond à Notting Hill, le plus parlant des quartiers de Londres.

Prévisions économiques 2008 ou la stratégie stratégique

Bon puisque tout le monde a été sage, je publie un petit compte rendu d’un récent meeting avec le stratégiste d’une grande banque US. Ce monsieur bien éduqué a pour rôle de donner son opinion sur l’économie en général et, en fonction de l’état de celle-ci, d’émettre des recommandations sur diverses classes d’actifs. En cette période pre-festive, il accomplit un tour du monde pour rassurer les clients de sa banque (fonds de pensions, asset managers, autres banques, hedge funds et tout le tralala) et leur prêcher la bonne parole.

Son message est le suivant : l’économie réelle (hors certains secteurs) ne va pas mal, les banques ont de très gros problèmes et ne souhaitent plus prendre de risques, les banques centrales font plutôt bien leur travail en injectant de la liquidité mais sans parvenir à rétablir la confiance sur les marchés, les investisseurs disposent de cash à investir en particulier ceux basés en Asie. Il constate que les vraies causes ne sont donc que techniques et s’attend à de relativement bonnes surprises pour 2008. Il ne pense pas que les US soient en récession en raison d’un taux de chômage bas et d’une utilisation des capacités industrielles à un plus haut historique et cela malgré un ralentissement de la croissance. Il craint cependant pour 2009, dans le cas d’un prolongement de la crise bancaire. Il ne recommande aucun secteur en particulier en Europe en raisons des incertitudes actuelles.

J’ai une vision un peu moins rose pour 2008, car si on triture un peu les chiffres macroéconomiques ont s’aperçoit que la croissance est quasi nulle aux US, que l’inflation commence à peser lourdement réduisant, pour un temps, la marge de manœuvre de la Fed et de la BCE. Ajouter à cela une bulle sur le marché chinois (+ une forte inflation + une forte exportation de cette inflation), un marché action qui n’a pas terminé sa phase de repricing en raison de prévisions trop optimistes, un marché immobilier en chute libre en nombre de transactions (la preuve ici pour le marché UK + demandez à votre agent immobilier…), des cours de change volatiles et un blocage du système financier plus long que prévu en raison d’un changement profond de business model des grandes banques (« Originate, Structure and Distribute » vs « Buy and Hold -the risk- »).

Je ne suis pas aussi bien éduqué, je ne fais pas le tour du monde et je peux me planter…

vendredi, décembre 14, 2007

Chez le médecin

Ce matin, je passe chez mon GP (médecin généraliste) pour un contrôle de routine. (Tout va bien, je vous rassure !). A peine arrivé, la gentille dame de la réception me tend une éprouvette à remplir. Rien de bien surprenant, je m’exécute et remplis mon récipient. Je retourne à l’accueil et l’on m’encourage à aller m’assoir dans la salle d’attente… liquide jaune en main. La vrai classe! J’avais juste l’air complètement idiot avec mon petit tube, je souriais niaisement à toute personne passant dans le hall, qui me rendait ma risette d’un air contraint.

Après m’être délesté de ce pesant petit flacon lors de ma visite, je sors, repasse par le hall et aperçoit la jeune fille qui m’avait mollement rendu mon sourire. Elle me souriait benoîtement et tenait elle aussi sur ses genoux le fruit de sa récolte…

jeudi, décembre 13, 2007

Comment recruter des traders bon marché?

J’imagine que peu de personne se pose vraiment la question dans les salles de marché de Londres. Un trader doit être payé en proportion de ce qu’il rapporte (le fameux P&L). Son bonus est donc X% de ses gains pour un trader de flux (flux d’ordres clients généré par les équipes commerciales) et X+Y% pour un trader de prop (proprietary trading sur le bilan de la banque). X et Y sont bien connus des participants, inutile de les rappeler ici.

Cependant les banques françaises semblent adopter une approche un peu différente. La première réside dans des investissements en systèmes et modèles. Le trader n’a donc plus qu’à appuyer sur un bouton sur instruction du modèle (je caricature !), la valeur ajoutée du trader est alors réduite et son bonus logiquement plus faible ; la différence allant dans la poche de la banque.

La deuxième approche est d’embaucher de bons étudiants fidèles le plus tôt possible pour développer chez eux un instinct quasi maternel (« tu ne trahiras pas le sein qui t’a nourri »). BNP Paribas semble adopter cette stratégie avec l’annonce récente de nombreux partenariats avec de grandes écoles françaises (dont Centrale en finance quantitative). L’effort est louable à défaut d’être totalement désintéressé.

La troisième solution est de garder tout son petit monde à Paris avec un salaire (extrêmement) compétitif pour le France, loin des vrais centres financiers, des compétiteurs très agressifs et des bonus mirobolants. Il est vrai que comparer aux rémunérations de l’industrie, il n’y a pas de quoi se plaindre mais cela fait sourire les londoniens...

Est-ce que cela marche ?

Oui, SG et BNP Paribas sont numéro un et deux respectivement du trading sur dérivés actions.
Non, les concurrents vont piocher régulièrement dans leurs rangs pour développer leurs activités.

Résultat : les gens se forment chez les Français et partent faire fortune ailleurs…

Disclaimer : je vous rappelle que je ne fais qu’observer ce petit monde qu’est la City et ne cours pas après les « 000 » (« 000 000 »). A très bientôt !

vendredi, décembre 07, 2007

Ebay vs Commissaires priseurs - Les forces en présence



Comme promis, je développe sur ce vieil antagonisme entre les commissaires priseurs français et Ebay. Aujourd’hui les forces en présence :

* A ma droite : les commissaires priseurs

Les commissaires priseurs bénéficient d’un monopole légal établi le 27 Ventôse an IX (un beau matin (?) de mars 1801). Tout comme certaines professions juridiques, ils bénéficiaient d’une charge et peuvent organiser et réguler les ventes aux enchères publiques. La profession a connu son grand chambardement avec la reforme de juillet 2000 qui a aboli, en conformité avec les textes européens, la charge de commissaire priseur mais maintenu en partie le monopole. L’Etat a donc indemnisé (parfois très généreusement) ses anciens officiers ministériels qui ont pu constituer des sociétés civiles avec une partie de la cagnotte.

Le business model des commissaires priseurs n’est pas semblable pour tous :

La plupart des petites études (souvent provinciales) sont des aides notaires et mandataires de justice (huissiers et administrateurs judiciaires). Ils interviennent pour régler les successions, ventes sur saisies et sociétés en liquidation. Leur business model est assez simple : un grand hall pour stocker la marchandise, des ventes a intervalles réguliers et une annonce dans la Gazette Drouot pour ameuter les brocanteurs, collectionneurs et particuliers amateurs de bonnes (voire très bonnes) affaires. Ce sont des grossistes en brocante et en produits liquidés en tout genre.

Les grosses études, qui en plus du tout venant en provenance des notaires et autres, organisent des grandes ventes par regroupement d’objets apportés par des collectionneurs, des apporteurs d’affaires (souvent les experts de la vente - le thème du conflit d’intérêt pourrait être développé -), des marchands (en principe interdit en France, mais…) et les mêmes notaires (les objets des « morts »). Ils sont pris en tenaille entre leurs camarades des petites études et les très grosses maisons internationales qui disposent d’un cadre réglementaire plus souple et de plus de moyens. Ces dernières « ratissent » la France pour vendre à NYC ou à Londres les meilleurs objets. Ces grosses études sont de réels acteurs du marché de l’art mais se limite au « milieu de gamme », le haut de gamme etant occupé par les grosses maisons internationales.

Quelques études spécialisées sur des niches de marché tels que les instruments de musique, le vin, les véhicules d’occasions, les biens industriels, etc. Ce sont des vendeurs spécialisés.

Tous ont une commission vendeur de 10-15% (+TVA sur la commission) et une commission vendeur de 13-18% (+TVA sur la commission), avec un BFR largement positif car sans stock et avec de bons délais de payements. La maximisation du profit sur les objets à faible prix n’est pas une priorité tant que les grosses enchères tournent et que le volume est au rendez-vous. Sur le marché, la concurrence semble s’accélérer et le secteur est en voie de consolidation.


* A ma gauche : Ebay

Je ne vais pas m’étendre dessus car nous connaissons tous le système. Une intermédiation sans se mouiller sur la qualité des objets, des acheteurs et des vendeurs. Un système d’enchères pour trouver le meilleur prix. Un immense bric a brac. De très nombreux particuliers qui fraudent le fisc en faisant du négoce (achat-vente) (peut se comprendre – « travailler plus pour gagner plus » – ), une énorme base de petits utilisateurs honnêtes, des sociétés d’intermédiation compétentes (un exemple ici), des vendeurs professionnels et comme partout quelques margoulins… et… un business model fabuleux dans une situation de quasi monopole.


La suite au prochain numero…

Notes :
1.
Amusez-vous à regarder le niveau de profitabilité des commissaires priseurs sur societe.com, vous ne serez pas déçus.

2. Pour ceux que la carrière de commissaire priseur tente encore, ne vous faites pas d’illusion allez voir ici.
3. Pour les juristes en manque de details, un memoire de DESS de droit sur le theme : Le cadre juridique des ventes et courtages aux enchères sur l’internet

Les traders de XXX (banque d’affaires française) protestent à leur tour


Pas très fin mais ça a beaucoup fait rire…

jeudi, décembre 06, 2007

Les traders de Goldman Sachs protestent contre une baisse des bonus

Je vous fais juste part de cette petite idiotie du moment qui tournait la semaine dernière d'email en email dans la City. La suite demain…

lundi, décembre 03, 2007

Ebay vs commissaires priseurs – Enfin !!

En bon observateur du marché de l'art, j’attendais cette nouvelle depuis pas mal de temps. L’AFP indique que le Conseil des ventes volontaires de meubles aux enchères publiques a assigné en justice eBay pour infraction à la loi sur les ventes.

Depuis le temps que les commissaires priseurs se font piquer leur business par Ebay, ils interviennent enfin. La loi, en France, devrait leur donner raison, mais la loi européenne joue en faveur d’Ebay. J’attends d’avoir plus de détails pour me prononcer sur la question (et vous donner un avis plus poussé), mais le match sera passionnant.

jeudi, novembre 29, 2007

Marché immobilier britannique – la chute est la!

Aujourd’hui, je prends le taureau par les cornes et je remonte à la source des données.

Ras le bol de lire les analyses des brokers en chinois et des articles de journaux intoxiqués par des agents immobiliers rassurants. Certains nous disent que le marché immobilier résidentiel britannique est en déclin, d’autres qu’il se stabilise, d’autres encore sont optimistes et profitent du lissage des courbes, des effets de saisonnalité ou de base (pratiques toujours très utilisées pour faire croire un peu n’importe lors d’un début de renversement de tendance).

Je remonte à la source, les statistiques de la Bank of England, pour obtenir le nombre de nouveaux crédits immobiliers autorisés aux particuliers. Les ventes des biens (et donc les baisses de prix) interviennent 3-4 mois suivant ces autorisations. Je mets tout sur des periodes d’un an et… Oh ! Miracle la chute est prodigieuse ! Pas très joli, joli ! Mon opinion est faite.

Les banques ont bien fermé les robinets du crédit immobilier, les particuliers sont en mode pause et le marché va connaître une très grosse correction des prix dans les mois qui arrivent.

A quand des indicateurs aussi précis en France ? Le même effet en France n’est pas assuré mais je ne suis guère optimiste.

Note : les ajustements statistiques de la BOE (en général très mineurs) ne sont pas toujours pris en compte dans ce graph, mais ne modifient pas la tendance.

vendredi, novembre 23, 2007

Volatilité indice cac40



Je mets en ligne ces deux petits graphique sur la volatilité 10 jours de l’indice parisien. Je ne les trouvais nul part ailleurs.

En rouge la volatilité 10 jours, en blanc l’indice CAC40.

C’est bientôt Noël - Jingle bells!!


La période de préparation de Noël se met en place à Londres. Contrairement à la France, c’est une période qui est un peu magique. Certes, nous ne sommes pas dans la pure philanthropie et le bruit des tiroirs-caisses sont (aussi) la pour nous le rappeler, mais le caractère festif, familiale et universel de cette fête est beaucoup plus présent ici. Noel ce n’est pas que pour enfants !

Les gens font un véritable effort pour préparer tout cela, les rues sont bien décorées, le sourire est sur toutes les lèvres, les chorales de l’Armée du Salut résonnent de leurs hymnes a chaque coin de rue, les traditionnelles Christmas Party des entreprises rendent les gens joyeux (parfois même un peu trop !), les mères de famille font leur pudding, un grand sapin va bientôt embellir le hall de notre immeuble, les amoureux sont… amoureux…

Je m’arrête ici. Pas évident de faire passer une ambiance. Les films y parviennent beaucoup mieux et je suis persuadé que vous avez au fond de votre mémoire quelques bons exemples. Revoyez Love Actually en ce moment pour comprendre ce que j'essaie benoitement de decrire.

Bonne préparation !!

lundi, novembre 19, 2007

mercredi, novembre 14, 2007

C’est ça la Vie !

Je n’avais pas très envie de faire ce post et puis si. Ce blog doit aussi servir a cela, tant que je reste Monsieur Glob, votre ami de Londres et non pas Pierre ou Paul ou Lulu.

Vous l’aurez compris, je viens de perdre un grand-père. Il était bien malade depuis quelques temps. Peut être était-ce le bon moment pour lui d’y aller. Cet événement, comme tout deuil, est triste. Mais pour moi il est aussi un peu plus que cela. C’est une sorte de rappel a ce qu’est la vie. Naissance, vie terrestre et mort...

C’est comme cela pour tout le monde. Un jour, je ne serai plus la, mes autres grands-parents s’en iront, mes parents partiront aussi, ma femme, mes frères et sœurs, mes enfants, mes amis… Le pire et le meilleur de cela, est que l’on ne connaît ni le jour ni l’heure. C’est triste d’y penser, je les aime tous tant.

Et puis non ! Ca ne doit pas être seulement triste. C’est la vie ! La Vie ! Ce deuil, permet une mise en perspective de ma petite existence. De ce qui est important pour moi, de ce que j’aime, de ce que je souhaite. Il fait aussi ressortir l’importance de la famille dans mon existence. Tout ce que m’ont apporté mon père et ma mère, mon frère et mes sœurs, ma femme chérie, mes grands-parents. Tout ce que je souhaite leur apporter, apporter a mes enfants. Tout le reste est de moins grande importance. Et puis, je suis catholique et je crois à la vie après la mort.

Cet événement fait rejaillir de ma mémoire un souvenir qui ne me quittera jamais. Lors des obsèques de son père mort brutalement, le frère aîné d’un ami avait pris la parole et, sans l’ombre d’un sanglot dans la voix, avait expliqué a l’assemblée qu’il avait mis sa « belle cravate rouge, celle avec les clowns » pour saluer le départ de son père. Cela n’avait rien d’ironique ou d’irrespectueux, mais il souhaitait montrer qu’il croyait à la vie après la mort et que la vie continuait dans ce monde.

C’est ce message que l’on doit pouvoir garder de ce triste événement. La Vie continue !

Je vous laisse. Je vais rejoindre ma femme chérie qui est rayonnante à quelques semaines de la naissance de notre premier enfant. Bon courage a vous tous et a bientôt.


Note : si vous avez l’immense chance de me reconnaître faites comme si vous ne lisiez pas ce blog. Signé – Lulu

mardi, novembre 06, 2007

dimanche, novembre 04, 2007

Ma photo de vacances


Comme promis une photo de mes vacances avec en prime un petit bout de votre Monsieur Glob. Une petite idée de l'endroit?...

vendredi, novembre 02, 2007

Un point sur les banques US



De la plus mal en point a celle en meilleure forme (?) au 30 octobre 2007.

Merrill Lynch
Cours de l’action: moins 44% depuis janvier 2007
Net profit sur 9 mois en 2007: $1.9bn, en baisse de 61%.

Bear Stearns
Cours de l’action: moins 38% depuis janvier 2007
Net profit sur 9 mois en 2007: $1.1bn, en baisse de 27%.

UBS
Cours de l’action: moins 17% depuis janvier 2007
Net profit sur 9 mois en 2007: CHF64m pour la banque d’affaires, en baisse de 98.6%.

Bank of America
Cours de l’action: moins 8% depuis janvier 2007
Net profit sur 9 mois en 2007: $3.3 pour la banque d’affaires, en baisse de 39%.

Lehman Brothers
Cours de l’action: moins 18% depuis janvier 2007
Net profit sur 9 mois en 2007: $3.3bn pour la banque d’affaires, en baisse de 10%.

Morgan Stanley
Cours de l’action: moins 19% depuis janvier 2007
Net profit sur 9 mois en 2007: $6.8bn pour la banque d’affaires, en baisse de 28%.

JPMorgan
Cours de l’action: moins 2% depuis janvier 2007
Net profit sur 9 mois en 2007: $3bn pour la banque d’affaires, en hausse de 13%.

Goldman Sachs
Cours de l’action: en hausse de 21.5% depuis janvier 2007
Net profit reel sur 9 mois en 2007: personne ne sait vraiment mais tous pense que les methodes comptables doivent etre revues…

A l'heure de la publication de ce billet, Merril Lynch perd pres de 10%.
BNP Paribas et SocGen publie leurs resultats la semaine prochaine.

Courtesy of efinancialcarreer.com

Sous le Chanel - Karl Lagerfeld


Sur mon vol, la compagnie offrait comme programme de divertissement quelques nanars bienvenus lors d’un long trajet et un petit documentaire vraiment sympathique sur la mythique maison de haute couture Chanel. En cinq parties, ce film de Loïc Prigent offrait au regard du voyageur la création des modèles d’une collection, de l’attente des premières ébauches au défilé.

Je me suis laissé tenter et je ne regrette rien. On y découvre la phase cachée de la mode et de la création. Un processus itératif, inefficace, artistique, non économique ou l’amateurisme est bien plus présent que l’artisanat. On y voit, Karl Lagerfeld en despote inspiré, commandant son ministère et entretenant sa cour, gentilhomme rock & roll du XXIe siècle, précieux mais pas ridicule. On vit l’enthousiasme, les frustrations et la passion des petites mains pour leur métier et on y découvre leur dévotion au maître des lieux, Monsieur Karl.

Mon premier reflex a été de m’apercevoir de l’aberration économique du business model « Maison de couture » et puis je suis allé au bout du film… pour voir le défilé ! Apothéose exceptionnelle, gracieux, artistique, stylé, chic, classique et baroque a la fois. Tout est la ! De ces bouts d’étoffes précieuses, le couturier sublime la femme.

Le reste (media circus, marketing, riches clientes, leverage de l’image de la maison pour vendre toute la sauce – maroquinerie, bijouterie, prêt-à-porter, cosmétique, parfum, etc. – ) n’a plus d’importance. On demande à Karl Lagerfeld de créer du beau, il le fait. La marchandisation de ce beau n’est pas son affaire.

Une marque de luxe n’a a mon avis pas de meilleur moyen que d’entretenir une maison de haute couture pour porter son image. Pour pouvoir se le permettre, il faut comme Chanel être en mesure de décliner la marque dans d’autres domaines.


Note : ce documentaire a été diffusé sur Arte en 2005 et est disponible en DVD ici.

Retour de vacances

Bien agréable de prendre un peu de recule, de profiter du beau temps et de passer du temps en famille.

Le retour au bureau n’est pas évident mais le soleil ce matin sur Londres a contribué a faciliter la chose. Le plus difficile est d’affronter le passage a l'heure d'hiver. Je n’ai pas eu à subir le désagrément du changement de rythme puisque mon long voyage en avion s’en est chargé, mais a present la nuit tombe sur la City de Londres a 17h. Dur, dur !!

jeudi, octobre 18, 2007

Une petite pause


Ce post pour dire a mes fidèles lecteurs, que ce soir Monsieur Glob va a l’aéroport, qu’il prend l’avion et ne revient que le 1er Novembre après deux semaines de vacances bien méritées.

Je me fais une joie de passer un peu de temps dans ma belle-famille. En plus d’avoir une femme exceptionnelle, j’ai la chance d’avoir une belle-famille extra et une belle-mere non moins formidable.

Je ne vous en dis pas plus quant a la destination, mais notre vol durera 11-12h. Je vous promet une « photo indice » des mon retour ou bien peut etre même avant.

Des idees a la question ou va Monsieur Glob ?...

lundi, octobre 15, 2007

Voici mon drame Capital du week-end

De retour sur le sol natal ce week-end, mon passage par le kiosque Relay de l’aéroport s’imposait. J’imagine que je ne suis pas le seul expatrie a avoir un besoin de contact physique avec notre presse nationale. Je fais donc ma razzia habituelle de magazines et journaux en tout genre pour combler le manque.

Et la c’est le drame ! Je me laisse tenter par le magazine Capital du mois d’Octobre. Publication du groupe Prisma, (éditeur entre autres merveilles de Voici, Gala et du non moins brillant VSD) le mensuel se propose d’apporter l’économie, la finance et le monde de l’entreprise au niveau de tous. Je le sais, je prends le risque de le lire (et surtout de l’acheter).

Le résultat est bien triste et l’on a tendance se demander si on ne vient pas d’acheter par erreur un magazine people. Le magazine nous offre un magnifique reportage sur les profiles Facebook des enfants de nos grands dirigeants, aucun des détails les plus idiots ne nous est épargné. Peut être ont-ils droit d’avoir des « potes » et de faire ce que l’on fait a 20 ans sans que cela soit relayé par nos medias poubelles ? Chapeau au journaliste qui a réussi le tour de force de faire passer son surf malsain au bureau pour du travail !

La suite, une photo (montage ?) d’un PDG dans son jet avec son épouse, la mention du mariage du petit-neveu d’un casinotier, la montée en épingle d’histoires de day-traders qui ont gagne des sommes folles (ou sont ceux qui ont beaucoup perdu?), le « business Zidane »… Je m’arrête la.

C’est terminé, je laisse ce beau mensuel de cote lors de mon prochain « fix » de presse française.

Note : ce post me rappelle mon petit commentaire sur l’île de la tentation. Je n’ai toujours pas de poste de télévision…

mardi, octobre 02, 2007

Charity shops - Mes petits plaisirs du week-end a Londres


Les anglais ont un nombre incalculable d’organisations humanitaires. Comme l’action sociale dans ce pays est réduite à la portion congrue, toutes les causes sont possibles et imaginables. Les quêtes dans la rue sont monnaie courante et les anglais généreux.

Certaines organisations très établies, plutôt que d’envoyer de jeunes volontaires (souvent payes) arpenter les rues humides du pays, ont établi de vrais réseaux de magasins de proximité de la charité. Un peu a tous les coins de rue on peut trouver ces charity shops a qui vous pouvez faire don de vos vêtements passes de mode a votre goût, du roman que vous venez d’achever, du cadeau de mariage pourri des amis de vos parents (les anglais ne sont pas mauvais du tout dans cette catégorie) et plus généralement de toutes les choses faiblement encombrantes dont vous souhaiteriez vous défaire.

Ces charity shops sont mes mines d’or. Je tiens a rassurer mon lectorat, je ne m’habille pas de bric et de broc, mais j’adore aller fouiner dans ces magasins et dénicher pour 3£ le livre introuvable en vente sur chapitre.com pour 200€, ou bien découvrir sous un amas d’ustensiles de cuisine un service complet en faïence de l’Est pour 3% de sa valeur sur ebay ou encore une jolie petite plaque d’imprimerie d’un bel ex libris (trouvaille du week-end !).

Ce que j’aime dans ces boutiques, c’est leur ambiance vieillotte, bazar et tellement british que leur donne les veilles dames ou les post-baba qui les tiennent. Il est possible de faire les antiquaires et autres salles des ventes du coin mais avec leur «marchandise triée », ils n’offrent pas ce que me procure ces petits magasins: le plaisir de trouver des choses que l’on ne cherchent pas au milieu d’une botte de foin accueillante, une sorte de quête du graal des choses inutiles en milieu familier, un combat magnifique contre le hasard…

Je m’enflamme peut être un peu !! En attendant, c’est ma chère épouse qui, me voyant rentrer à la maison avec mes trésors de guerre, me demande ce que l’on va en faire. Peut être tout cela retournera un jour dans un charity shop…

vendredi, septembre 28, 2007

Duveen – Le maitre des vendeurs de tableaux

J’ai entamé un petit cycle de lecture sur les grands marchands de tableaux, galeristes et autres commissaires priseurs. Leur rôle dans l’histoire de l’art et la perception du public est primordial et les grands musées de la planète leurs doivent une partie de leurs collections.

Le premier de ces livres, Duveen de S. N. Behrman et Glenn Lowry, traite de la vie de Joseph Duveen, vendeur de chefs d’œuvres parmi les vendeurs de tableaux de la fin du XIXe et du début du XXe. Ce livre truculent est la compilation de petites anecdotes publiées dans la revue amercaine The New Yorker.

Le personnage : un marchand anglais de tableaux qui rejoint le business familiale de vente d’objets d’art a Londres puis a New York. Il est dote d’un pouvoir de séduction exceptionnel, d’un goût très sur (dandy sur les bords), d’une détermination a tout épreuve et d’un flair pour le business remarquable.

Sa force : avoir compris avant tous les autres que les riches américains de son époque ne pouvant prétendre aux titres de noblesse de la vieille Europe pouvaient en revanche s’offrir une lignée par la possession de tableaux des grands maîtres de la Renaissance et des écoles européennes. Plus tard, il leur offrit l’immortalité en les encourageant a faire don de leurs collections aux grands musées américains. Imparable !

Ses faits d’armes : très jeune, il parvient à mettre la main sur trois collections européennes prestigieuses et se constitue alors un stock envié. Toute sa vie, il se spécialisera dans la fourniture de chefs d’œuvres (et uniquement de chefs d’œuvres) aux grands industriels et financiers de son époque. Son nom devient synonyme de pièce d’exception, et ses clients achètent avant tout des « Duveen ». Parmi ses collectionneurs figurent les plus grands noms du capitalisme américain : Morgan, Frick, Altman, Salomon, Rockefeller, Mellon, etc. Les tableaux, sculptures et meubles passés entre ses mains constituent sans doute la collection idéale. Ces œuvres sont a présent au Met, a la Frick Gallery, au British Museum, au Getty Museum… La liste de ces œuvres –figurant en annexes du livre- est impressionnante et je renonce a son énumération ne sachant par ou commencer.

Le livre : plutôt que de faire une autobiographie exhaustive et complaisante, les auteurs se penchent sur les anecdotes, les astuces de marchand, ses procès pour le plaisir, le doute sur l’authenticité de certaines œuvres, son attachement a tout acheter très cher pour revendre plus encore, sa facon de manipuler le marche, son stock, son attachement a l’Angleterre qui le fera Lord, etc.

Les musées US ont beaucoup gagné de Duveen, mais peut être que la veille Europe y a aussi un peu perdu…

mercredi, septembre 26, 2007

Tout sur le monde de la pub

Si vous souhaitez tout connaître sur le monde de la pub vous pouvez soit aller voir le film 99 francs qui sort aujourd’hui, soit lire le livre de Beigbeder (l’écrivain pas l’électricien-trader) du même titre, soit continuer a manger vos yaourts devant votre écran d’ordinateur en regardant la très bonne vidéo qui suit.

Un regard de l’intérieur avec texte-slogan, graphiquement très réussi et voix au ton très juste. Petit morceau choisi :

« Dans la publicité tout le monde parle de partir un jour travailler dans une association humanitaire mais en attendant personne ne le fait parce que le bénévolat ce n’est pas encore bien paye. »


Dans la publicité
Uploaded by antoninwaterkeyn

jeudi, septembre 20, 2007

Bonus in the City - The B-Word in the B-World at the B-Time

Casque lourd sur la tête, cartouches d’arguments autour de la ceinture, Blackberry au clair et spreadsheet chargée en main, la période des budgets commence dans la City (par extension Canary Wharf et Mayfair)!

Pourquoi une accroche aussi violente et guerrière pour aborder le sujet des Bonus dans l’univers des Banques (d’investissement) au moment de la préparation des Budgets ? C’est assez simple. Dans la City les gens travaillent toute l’année non pas pour gagner leur « maigre » salaire mensuel (qui finance tout juste un train de vie dispendieux, une épouse panier-percé et le plein d’essence du gourmand bolide), mais pour leur bonus. Dans certains métiers, celui-ci se chiffre en multiple du salaire de base (3x-10x), dans d’autres moins gâtés en pourcentage (20%-200%), pour d’autres encore « the sky is the limit » (cette bonne veille et détestable expression de la City!). On comprend donc que la lutte sera rude et le combat sans merci !

La préparation des budgets est le moment ou les managers (appelés MD pour Managing Director) regardent dans le rétroviseur et consultent leur boule de cristal afin d’envisager les revenus futurs de leur activité. C’est à ce moment que tout se décide; lorsqu’ils présentent à leur supérieur leurs réalisations et leur vision du futur. Sur cette base le supérieur va se poser la question suivante : « combien doit-je céder de mon propre bonus aux personnes que je dirige afin de maximiser ma rémunération dans les années a venir »? La question peut paraître tordue mais c’est la question que se posent la plupart de ceux qui ont à repartir une partie du « bonus pool » (traduction – l’enveloppe total des bonus).

Pour bien comprendre : la finance à Londres est un marche de main d’œuvre et cette main d’œuvre n’est disponible qu’en quantité limitée. Pour générer de l’activité, il suffit de mettre les bonnes personnes aux bons endroits de l’organisation. En règle générale, les salariés restent dans l’organisation tant que l’on répond à leurs besoins selon les priorités de la pyramide de Maslow. Dans la finance cette pyramide n’a qu’un triste niveau : le nombre de zéros du bonus de fin d’année… Le supérieur et en dessous de lui, le manager, doivent donc s’assurer que les bonnes personnes resteront dans l’organisation.

C’est à ce moment que la bataille s’engage, tous ont intérêt à laisser penser qu’ils sont les bonnes personnes afin de maximiser leur nombre de zéros. Les armes pour arriver a leurs fins sont diverses et variées :
- intenses séances de relations publiques (« Salut ca va ? Comment vont tes enfants ? »),
- la menace (« c’est le 4eme chasseur de têtes qui m’appelle ce matin, je ne sais pas ce qu’ils ont aujourd’hui! »),
- la preuve a l’appui (« j’ai apporté tel client qui a génèré XXm€ » ou bien « c’est moi qui ai senti la vol. remonter, le 21 juillet » - traduction = « le plus gros coup de l’année c’est grâce a moi »-),
- le dénigrement (« c’est machin qui nous a fait perdre le deal YY a Dubai »),
- l’action de masse (« tu as entendu parler de la rumeur, tout le desk de BB a été approché par la Smith & Bidule qui souhaite développer cette activité »),
- et enfin a l’usage des supérieurs MD uniquement, la bombe atomique (« tu sais maintenant j’ai 43 ans, je ne suis plus tout jeune, je viens d’acheter cette petite maison en Toscane – comprendre énorme château de 25 chambres - et je me pose des questions »).

A la fin du B-Day (un vendredi pour être certain de ne pas perdre une semaine en vaines palabres), il est de bon ton de se montrer déçu, mais que « ça va aller ». Les plus jeunes des tres chanceux repassent chez Porsche pour confirmer leur commande, les vrais déçus rappellent leur chasseur de têtes et les autres se disent que vraiment seuls les footballeurs perçoivent autant d’argent.

A ceci prêt que cette année, crise du crédit aidant, les premiers estimations seraient de 15% a 25% inférieures a 2007. Personnes ne pleurera… dans la vrai vie... en dehors de la City…


Je tiens a rassurer le lecteur de ce blog, je regarde cette lutte avec un air détaché, me dit que ma vie de petite fourmi est très bien comme cela et que la meilleure façon d’être heureux c’est peut etre de tenir une boutique de réparation de bicyclettes (alternativement une mercerie ou un magasin de pêche a la ligne) a l’ombre des platanes sur la place d’un petit village du sud de la France.

mardi, septembre 18, 2007

La vie est belle !!




Pour changer un peu avec mes post précédents et contraster avec une vision pessimiste de l’économie, je vous propose un billet d’une très grande profondeur; un post par definition naif. Je tiens a signaler a tous que la vie est belle!

L’automne arrive tranquillement, les marrons et châtaignes commencent à tomber (attention à la tête), le climat devient plus vif et tout va bien. J’ai une épouse merveilleuse, nous avons des projets pleins la tête, mon job me passionne et nous avons rencontré beaucoup de gens très sympathiques depuis notre arrivée à Londres. Je crois que ce soir je vais marcher sur London Bridge juste pour voir le couche de soleil et cette belle et unique lumière sur Tower Bridge. Une vie heureuse est faites choix importants et de tout petits riens.

Netvibes – Me suis-je trompe?

Un des tous premiers post de ce blog était sur Netvibes, le site développé par Tarik Krim. Il est évident que le site connaît un réel succès. Même votre Monsieur Glob s’y est mis. L’utilité de cet agregateur n’est plus à démontrer. Tout les liens sont possibles : mes dépêches des sites d’info, mes boites mails, quelques alertes sur ebay, quelques actions et indices et surtout tous les liens RSS des blogs que je consulte. Un gain de temps énorme, le matin pour voir d’un coup d’oeil ce qui se passe. J’avais tort !

Par contre, je ne suis toujours pas convaincu par le business model. Comme annoncé, le site n’a pas une technologie extraordinaire, aucune barrière a l’entrée (hormis le nombre d’utilisateurs) et les concurrents s‘engouffrent logiquement dans la brèche (voir le très bon igoogle).

En conclusion : oui je me suis trompe, mais je doute toujours de la monétisation du trafic en l’absence de pub.

Le retraité le plus écouté du monde de la finance




Alan Greenspan est en train de faire la promotion de son livre. Il multiple les commentaires et la presse en fait des gros titres.

Ces déclarations, prévisions et autres justifications sont de trop. Greespan devrait se retirer de la scène et laisser son successeur faire son travail. Sa place dans l’histoire financière est assurée, il faut qu’il l’accepte, qu’il se taise.

Pour faire un lien avec la France, peut-on imaginer qu’un ancien Président de la République fasse des commentaires sur les mesures prises pas ses successeurs ? La réponse est malheureusement oui. Giscard donne son avis sur tout… C’est comme ca…

vendredi, septembre 14, 2007

Un époque formidable?…


Ce matin le site de BBC news fait état de queues de particuliers devant les agences de Northern Rock pour y retirer leurs économies dans la crainte d’une banqueroute de cette « building society » anglaise. Une building society est une banque spécialisée en crédit hypothécaire (prime et subprime). Ces queues ont été déclenchées par le refinancement d’urgence à court terme de la société de la part de la Banque d’Angleterre. Les particuliers s’inquiètent et préfèrent prendre les devants.

La leçon à tirer de cette histoire est que la crise de confiance est grave. Le marche immobilier UK montre les premiers signes de baisse (baisse des prix, baisse du nombre de prêts, hausse des taux offerts), les retaillers (Next, John Lewis…) lancent des profit warning et les banques vont devoir annoncer des résultats catastrophiques a partir de la semaine prochaine (publication des banques d’affaires US : GS, ML, MS, BSC). A ce sujet, les analystes de la SG viennent de revoir à la baisse toutes les prévisions de résultats des banques européennes.


A n’en plus douter, le vers est dans le fruit.

vendredi, septembre 07, 2007

Le 7 septembre, les chiffres de l’emploi US sont catastrophiques...

La reaction d’un strategiste:


MICHAEL METZ, STRATEGE INVESTISSEMENT, OPPENHEIMER & CO:
" Cela montre que le prétendu soutien apporté à l'économie par la progression de l'emploi se fissure rapidement et il me semble presque inévitable que nous nous dirigeons vers une récession. (Une baisse de taux) semble acquise et franchement, je ne serais pas surpris si elle intervenait avant le 18 septembre et si elle portait sur 50 points de base".


Il est amusant que les « analystes » réalisent ce qu’il se passe deux mois suivant le début de l’orage. Ces chiffres ne sont qu’une conséquence, la situation US va continuer a empirer poussée par les (tres mauvais) resultats des banques et surtout les saisies immobilières chez les particulier qui ne peuvent qu’augmenter vu les reset de taux d’intérêt a venir sur les mortgage US (toutes catégories confondues).

SG un exemple d’optimisme aigu des marches actions?



Des rumeurs de profit warning anime le titre de la SG aujourd’hui. Surprise ? Pas vraiment. La banque de la Défense, tout comme sa rivale de la rue d’Antin (BNP Paribas), tire une grande partie de ses profits de la banque d’investissement. Toutes les banques d’investissement vont mal en raison de la crise du subprime mais surtout car les marches du crédits sont gelés depuis 2 mois. Rien ne bouge a NYC, a Londres ou a Paris et les retours vacances n’y changent rien. Le crédit est un levier important de résultat car il génère de fortes marges et entraîne un grand nombre d’activités : M&A, arrangement et syndication, trading, titrisation, couverture de risque...

De plus, SG est un des leaders des dérives actions. La volatilité actuelle des marches pourrait avoir des conséquences sur la gestion du risque de la banque malgré une augmentation de volume générateur de revenus à court terme. Ceci peut être comparé au passage d’un cyclone: forte activité brève dans l’œil du cyclone (favorable au trading en volume) suivi d’un calme long et absolu (fortement défavorable).

Pour finir sur ce post bien pessimiste, il est fort à parier que les banques devront revoir leurs conditions d’attribution de crédits et les taux d’intérêts offerts en raison de très fortes augmentations des taux de refinancement inter-banque. L’EURIBOR 3 mois a pris 47bps (0.0047%) du 1er au 31 Août alors que la BCE a conservé ses taux inchangés. C’est colossal ! Cette augmentation sera répercutée d’une manière ou d’une autre sur l’économie. Ceci fait craindre un ralentissement de la croissance a venir et sans doute la poursuite de l’explosion des bulles immobilières en Europe (UK, Espagne, France, Italie)…

Les marchés actions n’anticipent pas cela suffisamment et je ne vois pas le CAC40 rester a 5543 bien longtemps.

lundi, septembre 03, 2007

Lorsque le tout libéral ne marche pas…



Londres est en train de connaître une grève importante de son metro. Un préavis de 72h a été déposé. La raison de cette grève ? Les employés souhaitent disposer de toutes les garanties nécessaires en terme d’emploi, de retraites et de mutations suite a… la faillite d’un des opérateurs responsables de la maintenance du metro.

La maintenance du metro de Londres est en effet sous-traite a deux sociétés. La plus importante, Metronet, a déposé son bilan durant l’été 2007 en raison d’un endettement trop important. Le tour de table de la société était assez complexe, la structure fortement endettée, comme dans tout beau montage, et la TFL (bras arme de la ville de Londres pour les transports) aurait exigée trop de la part de la société. Il semble surtout que tout soit très mal géré car les actionnaires de Metronet sont également (en partie) les fournisseurs de la société. Pas très propre tout cela.

A Paris, ce sont des gens au statut public ultra protégé qui nous bloquent, a Londres ce sont des salaries du prives qui souhaitent savoir s’ils vont sortir du trou. Un juste milieu doit être possible, non ?

vendredi, août 24, 2007

London - Paris


Comme, je ne l’ai pas annonce aux lecteurs réguliers de mon blog (il n’y en a pas), nous avons déménage de Paris a Londres il y a déjà quelques mois. Travailler a Londres (je ne tiens pas a généraliser avec le reste de l’Angleterre) est réellement plus simple. Le background scolaire de chacun n’a aucune importance, les responsabilités sont confiées a des gens jeunes, les décisions sont prises rapidement, « la politique » de couloir joue un rôle relativement faible et la hiérarchie, beaucoup plus horizontale, laisse une grande place a l’initiative.

Si Londres est un eldorado de la vie de bureau, l’environnement y est plus rude et c’est avec un immense plaisir que je repasse de l’autre cote du Channel ce week-end pour profiter de trois jours a Paris. Au programme, amis, un peu de shopping (French stuff and good food of course !) et bon petits plats bien de chez nous, guide Michelin sous le coude.

Bon week-end a tous!

mercredi, août 22, 2007

Cityjet et Val de Grace

En lisant le Monde sur internet, je suis tombe sur deux articles-enquêtes assez intéressants. Il s’agit d’une série sur « les puissants de ce monde » (titre un peu accrocheur pour faire vendre des journaux sur les plages - a noter que ces séries d’été sont préparées 2-3 mois a l’avance pour permettre aux journalistes de prendre eux aussi des vacances).

Le premier est celui sur le « Cityjet de 7h00 »; vol Air France reliant Orly a City Airport à Londres. Le journaliste décrit assez bien l’atmosphère qui règne sur ce vol uniquement business. Les petites anecdotes sont assez croustillantes en particulier concernant le jeu des affichettes des chauffeurs à l’arrivée. On y voit régulièrement des noms très connus qui doivent se sentir un peu blesses qu’un chauffeur de grosse berline, tout Anglais (Pakistanais ou Polonais) qu’il soit, ne le reconnaisse pas. Evidement si ce dernier n’a pas eu une aventure avec Paris Hilton, n’est pas le coiffeur de Britney Spears ou n’a pas sa fille en page trois du brillantissime Sun, les chances d’être reconnu par un Anglais de base sont infimes. Avis aux amateurs, le même jeu est possible a la sortie de certains Eurostar et Thalys.

On y découvre également comment se vêtir comme un loup du business. Je doute que le Monde ait réellement « enquêté » la dessus. En effet, on apprend que nos amis grands banquiers et autres associes de fonds de private equity s’habillent en prêt-à-porter de vulgaires chemises Pink achetées a Canary Wharf. Peut-être demandent-ils à leurs tailleurs (deux ecoles: Charvet ou Saville Row) de mettre des étiquettes de marques… pour se sentir « proche des gens » sans doute.

Le deuxième article concerne l’hôpital du Val de Grâce à Paris. Des qu’un homme public d’importance est victime (officiellement) d’une migraine, tous les journaux en parlent et mystifient ce lieu. Certes un premier ministre, un président de la République voire sa fille cachée méritent un traitement privilégié, mais la plupart des patients admis dans cet hôpital franchement vieillot sont des fonctionnaires, des militaires et autres diplomates d’un age avancé. Rien de bien glamour, secret ou mystique. Le personnel militaire y est comme dans tout hôpital, attentif et en blouse blanche, la nourriture n’est vraiment pas terrible et une certaine tristesse rode dans tous les couloirs. Je ne souhaite a personne d’y aller, ni dans celui-ci ni dans n’importe quel autre. Seules les maternités sont fréquentables…

lundi, août 20, 2007

A black swan floats across the loan pond in July


C’est le titre d’une des récentes newsletter de LCD news (une filiale de S&P spécialisée sur la dette LBO). Elle décrit l’événement qui n’aurait jamais du se produire et qui est qualifie de « six-sigma move ». Tout comme les cygnes noirs n’existent pas (jusqu'à ce que l’on en découvre en Australie au 17eme siècle), la secousse produite sur les marches du crédit n’aurait jamais du survenir.


En juillet 2007, le marche de la dette LBO a perdu 3.35% en valeur. Investisseurs en actions, vous pourrez me répondre que vous avez connu pire dans votre vie mouvementée de preneurs de risques. Les mathématiques parlent cependant d’elles-mêmes, la moyenne mensuelle constatée sur ce marche était de 0.42% depuis 1997. La standard déviation (sd) en juillet est de 6.01, autrement dit Hiroshima !! Ca n’existe pas, cela ne peut pas arriver mais c’est arrive en juillet 2007.

Applique au marche actions, cela représente une perte de 25.4%...

Seuls deux événements de cette ampleur sont signales dans l’histoire des marches : novembre 1929 avec une sd de 7.8 sur le marche action et en avril 1932 avec une sd de 6.4 sur ce même marche. Novembre 1987, qui est sans doute une des crises de référence pour beaucoup de lecteurs, a connu une de sd de seulement 3.07.

Pour finir ce post rassurant, sachez que les banques ne se prêtent plus beaucoup d’argent entre elles (dépôts en cash auprès de la Fed 5-6x supérieurs aux dépôts habituels), les conduits qui empruntent pour elles sur les marche CT sont pour un certain nombre au point mort et que si vous interrogez n’importe quel trésorier d’institutions financières, il vous dira qu’il n’a rien vu de pareil en 10, 15 ou 25 ans de métier.

Cela laisse à réfléchir…

He Hop!

Comme promis dans un post précédent, je vous offre un peu de détente avec sans doute une des pubs TV les plus efficace de France. 8 secondes d’intense bonheur pour le moins sexy des produits.

10 de plus! 10!

mercredi, août 15, 2007

Le réchauffement climatique – c’est chouette

Je suis tombe sur le très bon blog Etapes sur le graphisme. Un des post (ici) a déchaîné les passions. Il s’agissait des résultats d’un concours d’étudiants en graphisme pour la création d’une affiche sur le thème du réchauffement de la planète. L’affiche gagnante est la suivante :


Tout est dans le premier prix!! La longue liste de reactions montre bien que ce sont eux les meilleurs.

Ils choquent, font réfléchir sur le sujet et tout est la. Les autres affiches sont dépassées et conventionnelles. Seule une approche simple et kitsch fait réagir plus que tout le reste.

Revoyez la pub Gerflor de notre enfance (je vais la poster sur mon blog), tout y est. On ne peut pas reprocher le manque de budget de l'annonceur, le faible travail du pubeux, l'absence de jeu du comédien et le minimalisme de la prise de vue. Tout y est... le message passe...

mardi, août 14, 2007

Crise Immobiliere?


Cette petite image resume la galere que j’ai connu il a quelques annees pour trouver un appartement a Paris. Le marche serait en train de se retourner a l’achat comme a la location. Cela sera l’objet d’un post dans les jours qui viennent….

Que se passe-t-il ? Pourquoi ? Ou ? Faut-il attendre ? Ce qui va baisser ? Qui va en profiter ?....

Toutes les reponses a ces petites questions sur un sujet qui a priori anime pas mal le net dans quelques jours...

Ma symbiose Corporate



Un petite video a caractere informatif qui va sans doute vous rappeler tous les bons commerciaux qui adorent bosser avec vous, les avocats d’affaires aux dents longues, les financiers qui ne pensent qu’a votre bien et les marketeurs d’excellents produits. Gardez tous un humble objectif en tete, etre numero 1 au ping-pong.

Moi aussi ce matin je suis un winer de la COGIP and Co!!

Le GRAND retour!!

Apres près d’un an d’absence, mes 62 visiteurs doivent se demander ou j’étais passé. J’imagine que des blog entiers sont consacres a cette grande question ? Un enlèvement, une fugue ?... Le mystère de cette disparition restait entier.

Il faut dire que comme bloggeur, je n’ai pas fait fort, 10 petits posts et puis s’en va…

Chers visiteurs, ce post marque mon GRAND retour sur le devant de la scène bloggesque. Apres une courte relecture de mes 10 posts, je trouve finalement ce blog pas mauvais du tout. De la variété, de l’humour, des coups de cœur et des copains bloggeurs. Je dois aussi dire que je suis assez fier de mon post sur l’île de la tentation (ici), a coup sur ce petit article aurait pu faire la une d’un edito tele…

La ligne éditoriale de ce blog (version « on recommence ») sera donc totalement dediée à ma capacite a produire du contenu de qualité (ou pas) lorsque j’en aurais le temps (ou pas). Cela constituera, les chroniques de Monsieur Glob que personne ne lit mais qui seront dans une vingtaine d’années bien agréables a relire.

A noter : étant passe d’un AZERTY a un QWERTY, je ne marquerai les accents que lorsqu’ils me seront indiqués par mon correcteur d’orthographe ou bien lorsque ce blog aura atteint les 100 visiteurs journaliers en moyenne sur un mois… autant dire ce n’est pas demain la veille… il va falloir vous y faire…
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