mardi, décembre 18, 2007

Transparence des prix immobiliers



Je vous avais promis un post sur le marché immobilier en France (ici). Le principal problème en France est, comme le souligne très justement Joël Bourdin, sénateur de l'Eure (article complet), l’absence d’indices fiables.

Deux indices existent pour l’ancien :

- l’indice FNAIM, qui ne couvre qu’environ 18% des transactions et n’inclut donc pas les transactions réalisées de particulier à particulier ou effectuées par un notaire ou un agent immobilier non affilié à la FNAIM. Et comme cela n’est pas tout, la méthodologie de la FNAIM n'est pas publique, et donc comporte des risques de manipulations importants soit lors de la collecte des données (auprès des agents), soit lors de leurs interprétations. Je n’insinue nullement que ces professionnels ont intérêt à voir les prix ne pas baisser, mais il n’y a qu’un pas…

- l’indice des notaires/INSEE, qui de leurs bons trains de sénateurs, publient les prix pour environ 66% des transactions lorsque tout le monde sait si le marché augmente ou baisse (3 a 6 mois après la guerre).

La solution serait comme en Angleterre de publier :

(1) les montants et nombres de nouveaux crédits accordés, si vous l’avez manqué je vous renvoie à mon post sur le sujet (ici).

(2) les prix constatés par l’équivalent du bureau des hypothèques (3 mois après la signature des transactions). A titre d’exemple, les anglais peuvent connaître le prix de l’immobilier dans leur quartier ou de leur rue trimestre par trimestre. Je vous laisse faire une expérience avec le lien ci-joint. Le code W11 correspond à Notting Hill, le plus parlant des quartiers de Londres.

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