jeudi, novembre 20, 2008

Bankers' Stories - La SocGen comminique plutot bien...

J’avais déjà posté suite à l'affaire Jérôme Kerviel une pub détournée sur la Soc Gen (ici). Cette fois je salue l’initiative de communication de cette banque. Dans le cadre de leur communication corporate la société lance le site Bankers’ Stories.

Non les banquiers ne sont pas d’horribles escrocs!! Les petites vidéos de ce site le montrent bien. Ce sont des gens comme vous et moi (un peu plus comme moi forcement…) qui financent l’économie réelle : des projets, des gens et le future de notre petite planète.

A mettre en relation avec mon post précédent sur les propos de Fillon.

Forcement ça reste de la communication mais c’est une belle initiative pour que « banquier honnête » ne soit pas un oxymore mais plutôt un pléonasme.

4 commentaires:

Anonyme a dit…

Bon, moi je veux bien y croire à ce conte pour enfant sage... mais j'ai vécu la banque de réseau... il y a longtemps déjà, dans ces temps reculés ou l'on commençait à désencadrer le crédit. Epoque ou les ténors du dépôt ont commencé à se dire qu'avec les moyens qu'ils avaient, il pouvaient tout se permettre... Et qu'ont fait les spécialisées pour s'accrocher? Innovation, crédit révisable (SOVAC) crédit révolving, location longue durée et autres LOA. Et pour gérer l'activité rien de tel qu'un bon logiciel d'étude de risque, le fameux scorring de notre chère Compagnie Bancaire (Cetelem, UCB...), et là plus besoin du " banquier". Parce que cela relève de la préhistoire ce truc du banquier qui fait du crédit, connaît ses clients. Déjà dans les années 90 le principe de la délégation de pouvoir n'existait plus que TRES rarement : le comité a dit, c'était déjà l'ordinateur a décidé. A partir de là on a fait de l'encours, plus du crédit. Et le banquier il a travaillé pour lui et ses actionnaires. Et cela de la même manière pour la gestion de l'épargne hein! Les portefeuilles gérés? L'exception, quand la majorité va à l'abattoir des gestions collective. L'intérêt des épargnants? Demandez à vos proches, qui se sont retrouvés avec tant de PEP et autres plans constitués d'autant de produits SICAV et FCP qui à chaque fois se prennent le plein pot du risque sans bénéficier du bonus équivalent lors des périodes fastes.
Après avoir opéré pendant plus de 10 ans dans ce contexte, y compris à des niveaux de responsabilité très respectables, j'ai eu l'opportunité de voir le système de l'autre versant, comme entrepreneur. Le constat a été aussi décevant, face à la faiblesse de niveau de décision et de compétence des intervenants, les fameux "banquier", qui sont censés faire tourner la machine. Je n'en ai pas souffert directement, je dois l'avouer, du fait de mon expérience précédente, mais je me suis rendu compte à quel point ce système à laissé se fatiguer de bons professionnels, mais à aussi permis à de parfaits opportunistes, escrocs, fils du prince, et autres "chefs d'entreprises" roulant en voiture de marque allemande et prompt à expliquer... de faire des fortunes peu avouables

Aujourd'hui je ne me plains pas, je n'ai pas attendu la cinquantaine pour savourer, et c'est peu dire!, une retraite au soleil, pas forcément complètement méritée selon certains, et pourtant je ne peux me dédouaner, et par la même occasion justifier le reste, en racontant que j'ai fait tourner l'économie. Certes, j'ai fait travailler de nombreuses personnes, qui y ont trouvé leur compte, enfin selon toute apparence. Mais à bien y réfléchir, je ne suis pas sûr que les comptes soient justes : la collectivité à payé mes études, m'as permis de reculer l'entrée dans le monde productif à 25 ans, moyennant tout de même un petit boulot d'appoint (pas de cuillère en argent), a sans doute récupéré un peu de l'investissement durant les premières années de carrières, mais je ne vois pas bien comment ma seule "valeur ajouté" me permet de pouvoir vivre aujourd'hui sans travailler... si ce n'est d'avoir profité d'un système vicié, qu'aujourd'hui il faut remettre en question, sans forcément condamner les individus qui le constituent.
Alors non, je sais M. GLOB, pas tous pourris, mais aujourd'hui faire le ménage, y compris en remettant en lumière son propre rôle, cela ne me semble pas "mal honnête"... car à force d'avoir peur de jeter le bébé avec l'eau du bain, il est en train de nager dans les égout!
Eric

Vonric a dit…

Certainement, le banquier de quartier n'est pas un horrible escroc... mais qui dit que son patron ne l'est pas ? Oh, pas par machiavélisme, mais simplement par individualisme, par intérêt (par exemple le Board de Barclays a préféré se vendre pour moins cher - tant pis pour les actionnaires - au moyen orient, pour éviter les fonds du gouvernement britannique, et ne pas être brider sur les bonus mirifiques qu'ils pourront s'accorder).
Et puis bien souvent malheureusement de nos jour, on fuit ses responsabilités: "ce n'est pas de ma faute, ce sont les directives venant d'en haut, désolé M'ssieurs Dames je peux pas vous accorder votre crédit"... et pourquoi? Parce que certains se sont goinfrés pendant des années en s'en mettant plein les poches avec des risques inconsidérés et c'est monsieur tout le monde qui trinque maintenant.

Monsieur Glob a dit…

Un peu de retard dans mes réponses. Sorry !

Eric> Tu décris un changement de gestion des risques et des operations que je n’ai pas connu. Les banques se sont modernisées. Ca a pu avoir du bon comme du mauvais. Le système ne peut pas être parfait, mais je ne crois pas que les banques françaises soient les plus condamnables. Pour le moment la banque de détail tient la route. Nous verrons si elles passent le cap de la crise économique…

Pour te faire une confidence, j’espère pouvoir également voir ce « système » du cote de l’entrepreneur. Un jour…


Vonric> Ok avec toi sur le fond mais pas sur l’exemple choisi. Barclays n’est pas (encore) une banque nationalisée et mieux vaut diluer un peu les actionnaires pour survivre que de consentir a une quasi nationalisation (payer avec nos impôts – toi et moi sommes contribuables britanniques). Suis mon regard, ils a bien quelques exemples autour de nous…

Sylvain a dit…

Petite note d'humour potache (Mr. Blog, j'espère que vous ne m'en tiendrez pas rigueur) ...

Je viens de m'apercevoir qu'il y a une coquille dans le titre: comminique au lieu de communique.

Phonétiquement, cela pourrait se comprendre par SocGen, comme ils niquent (désolé ...).

Sachant que c'est le sentiment de nombreux clients vis-à-vis de leur banque, serait une sorte de message subliminal de votre part ?

Related Posts with Thumbnails