mardi, août 11, 2009

Gagnerez vous au jeu du mouton?

Désolé c’est en anglais, mais je reproduis ici un petit morceau d’une note de James Montier (strategist à la SG) sur l’efficience ou plutôt l’inefficience des marchés financiers et notre capacité à jouer aux moutons.

Cet extrait est un test réalisé par l’auteur utilisé pour démontrer certains comportements des marchés financiers. Chacun, anticipant le comportant de l’autre, fait évoluer le marché dans un sens ou un autre. Une stupidité donc, mieux vaut connaître le prix des choses et s’y tenir plutôt que de rentrer dans le jeu idiot de devinettes consistant à prévoir le marché. (j’y joue aussi de temps en temps…)

"This game can be easily replicated by asking people to pick a number between 0 and 100, and telling them the winner will be the person who picks the number closest to two-thirds the average number picked. The chart below shows the results from the largest incidence of the game that I have played - in fact the third largest game ever played, and the only one played purely among professional investors.

(Fermez les yeux, reflechisez 2 secondes et essayez de deviner avant de lire la suite!)



The highest possible correct answer is 67. To go for 67 you have to believe that every other muppet in the known universe has just gone for 100. The fact we got a whole raft of responses above 67 is more than slightly alarming.


You can see spikes which represent various levels of thinking. The spike at fifty reflects what we (somewhat rudely) call level zero thinkers. They are the investment equivalent of Homer Simpson, 0, 100, duh 50! Not a vast amount of cognitive effort expended here!

There is a spike at 33 - of those who expect everyone else in the world to be Homer. There's a spike at 22, again those who obviously think everyone else is at 33. As you can see there is also a spike at zero. Here we find all the economists, game theorists and mathematicians of the world. They are the only people trained to solve these problems backwards. And indeed the only stable Nash equilibrium is zero (two-thirds of zero is still zero). However, it is only the 'correct' answer when everyone chooses zero.

The final noticeable spike is at one. These are economists who have (mistakenly...) been invited to one dinner party (economists only ever get invited to one dinner party). They have gone out into the world and realised the rest of the world doesn't think like them. So they try to estimate the scale of irrationality. However, they end up suffering the curse of knowledge (once you know the true answer, you tend to anchor to it). In this game, which is fairly typical, the average number picked was 26, giving a two-thirds average of 17. Just three people out of more than 1000 picked the number 17.

I play this game to try to illustrate just how hard it is to be just one step ahead of everyone else - to get in before everyone else, and get out before everyone else. Yet despite this fact, it seems to be that this is exactly what a large number of investors spend their time doing."


Source: ici

5 commentaires:

Guillaume a dit…

Bonjour,
Sympa, merci beaucoup. Le calcul du "average steps of thinking" est à mon avis l'élément le plus révélateur.

PS: lecteur muet, tres heureux de vous lire plus regulierement, j'avais craint le pire apres le post sombre de mars.

Monsieur Glob a dit…

Salut Guillaume,

Merci pour le petit message. Sympa de connaitre les qlq lecteurs de ces billets.

Still here and still running!

JC de Maisonneuve a dit…

Eh, eh. C'était la question subsidiaire du concours d'été de Jeu & Stratégie de 1982 si je me souviens bien. Une horreur de remue-méninge dans une tentative de cogitation auto-réflexive. Ça me fait penser à Gödel et son théorème d'incomplétude.

Monsieur Glob a dit…

Salut JC!

Quelle mémoire!! Je n’étais pas bien vieux en 1982… Pour ce qui est de Godel, j’ai essayé de comprendre sur Wikipedia et... j’ai jeté l’éponge!

Nous somme en plein mois d'Aout un vendredi apres-midi (le veille d’un weekend de 3 jours en Angleterre)…

Pour ceux que ca tente:

« De tels énoncés sont dits indécidables dans cette théorie. On dit également indépendants de la théorie.
Dans n'importe quelle théorie récursivement axiomatisable, cohérente et capable de « formaliser l'arithmétique », on peut construire un énoncé arithmétique qui ne peut être ni prouvé ni réfuté dans cette théorie.

Toujours dans l'article de 1931, Gödel en déduit le second théorème d'incomplétude :
Si T est une théorie cohérente qui satisfait des hypothèses analogues, la cohérence de T, qui peut s'exprimer dans la théorie T, n'est pas démontrable dans T. »

FB de FB-Bourse a dit…

Intéressant ce message.

Related Posts with Thumbnails